Coronavirus:  » L’occident cherche à nous faire peur afin de nous empêcher de tirer profit de la situation » (Dr Pape Moussa Thior)

0

Dr Pape Moussa Thior, expert en santé publique et ancien directeur du programme de lutte contre le paludisme a fait des déclarations qui vont aux antipodes des acteurs qui luttent contre le Coronavirus au Sénégal. Il estime que l’Occident a cherché à nous faire peur afin de nous empêcher de tirer profit de la situation. Dans un entretien avec nos confrères de L’Observateur, le consultant international et ancien expert de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) en Haïti et aux États-Unis a expliqué le fond de sa pensée.

A la question de savoir comment il explique cette psychose venue de l’Occident, il répond : « Je pense qu’on a cherché à nous faire peur afin de nous empêcher de tirer profit de la situation qui pourtant était à notre avantage. On a tous entendu le secrétaire général des Nations unies prédire des millions de morts pour l’Afrique, prédiction qui ne repose sur rien de sérieux », fait-il remarqué d’emblée.

« Dans cette crise du Coronavirus, l’Occident avait le genou à terre. L’Afrique devait profiter de cette situation pour faire le business et inverser la tendance de l’aide. Malheureusement, lors de l’épidémie de Zika en 2016, les partenaires nous on fait peur, nous poussant à adopter des plans de contingence à la hâte pour ensuite venir nous prêter de l’argent que nous rembourserons toujours au prix fort », a ajouté l’expert.

Il a interpellé sur la célérité avec laquelle la Banque mondiale et le FMI ont soi-disant volé à notre secours pour nous prêter de l’argent. S’ils réalisent la même opération dans tous les pays africains, toutes les pertes occasionnées en occident par le Coronavirus pourront être rattrapées avec. Le service de la dette. C’est ce qui nous maintient davantage dans la pauvreté ».

Revenant sur l’interdiction des transports de région à région, l’expert estime que ce n’est pas une bonne chose. Laisser le virus circuler pour accroître les systèmes d’immunité chez l’homme est mieux.  » Cette immunité collective est très intéressante dans un contexte comme le nôtre, avec une population très jeune. En transmettant le virus à d’autres membres du groupe à faible risque qui génèrent ensuite des anticorps, ils bloquent le réseau de voies vers le groupe le plus vulnérable,  mettant ainsi fin à la menace. Donc, que le virus circule dans la communauté n’est pas forcément une mauvaise chose, du fait de l’immunité de groupe que cela génère « .