« Je n’ai jamais vu autant de morts depuis…» Selon le responsable de la morgue de l’hôpital « Dalal Jamm »

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SENKABARU – La troisième vague, provoquée par le variant Delta, a déferlé sur le pays avec son lot de cas positifs et de décès. Elle a évidemment secoué l’infrastructure sanitaire jusque dans ses fondations avec un déficit d’oxygène, de lits avec la saturation des Centres de traitement des épidémies (Cte). A l’hôpital Dalaal Jamm, installé dans le ventre mou de la banlieue, à Golf, l’un des plus grands et premiers Cte de la région de Dakar, le temps est figé dans l’évolution de la pandémie.

Selon le quotidien  au service de la morgue, les deux équipes de garde sont harassées par ces mois de pandémie. Chef de service, Victor Mendy vient de noter sur son registre bien tenu, deux cas de décès dans cet après-midi du vendredi 6 août. Patron de ce service depuis le 7 juillet 2020, il n’a jamais vu «autant de morts». Ainsi va la vie imposée par le Covid-19.

«Ici toutes les disposition sont prises. Nous avons des équipements de protection. C’est un milieu particulier. Nous avons des agents qui ont été formés pour préparer un mort atteint de Covid-19. Parce que c’est n’est pas donner à tout le monde de pouvoir le faire professionnellement avec tous les risques de contamination. Et c’est géré par le service hygiénique de l’hôpital. Nous avons 20 tiroirs ou casiers pour les corps, tous opérationnels. Ces tiroirs portent des affiches qui montrent qu’il y a un corps à l’intérieur. Et quand il y a un décès, c’est le couloir qui mène directement à la Zone rouge où passent les corps. C’est bien sécurisé.»

 Depuis le début de la maladie, l’hôpital a enregistré plus de 240 décès et reçu plus de 80 patients en difficulté respiratoire. Néanmoins, la structure dispose d’un plateau médical pour assister les patients internés à la  «Zone rouge»  réservée aux patients en formes graves.