Kaffrine: le SIDA a atteint 600 personnes selon le médecin Chef

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Six-cent personnes de la région de Kaffrine (centre sénégalais) vivent avec le sida, ce qui représente un taux de prévalence de 0,9% et fait de cette région la troisième la plus touchée par la maladie, selon le médecin-chef, Mamadou Moustapha Diop.

« La région de Kaffrine est très préoccupée par cette épidémie de VIH/sida. Les dernières statistiques montrent que nous sommes à 0,9%. Aujourd’hui, dans la région de Kaffrine, nous suivons 600 personnes qui vivent avec le VIH/sida », a dit Dr. Diop.

Selon lui, une amélioration appréciable du taux de survie a été notée. « La prévalence en 2017 place la région de Kaffrine au troisième rang, avec 0,9%. Ceci pourrait renseigner sur le taux de survie qui s’est amélioré considérablement dans la région ».

En 2019, 40 personnes ayant des rapports avec des hommes ont été identifiées dans la région de Kaffrine. Parmi elles, quatre ont été infectées par le VIH/sida.

 « A Kaffrine, nous avons la chance d’avoir mis en place une association régionale de personnes vivant avec le VIH/sida. Nous sommes dans une dynamique de riposte », a assuré M. Diop, promettant de « mettre tous les moyens à [la] disposition [de la région médicale] pour lutter contre cette maladie ».

Mais il déplore le fait que le taux de détection chez les enfants, qui sont une « cible vulnérable », est resté « faible ». Selon M. Diop, sur un objectif de 142 enfants, la région médicale a seulement détecté 42, soit un taux de 30%.

Cette situation représente un défi pour la région de Kaffrine, dit-il. « Avec une bonne campagne de communication et une bonne approche, nous pouvons relever ce défi ».

La « vulnérabilité » de la région à cette maladie est liée au fait qu’elle est traversée par une route nationale, a dit récemment le médecin-chef, dans un entretien avec l’APS.

Selon lui, la « présence importante » sur le territoire régional de marchés hebdomadaires appelés « louma » fait partie des « facteurs de vulnérabilité » au VIH/sida. « A cela s’ajoutent les manifestations religieuses, la persistance de pratiques socioculturelles et le fait que Kaffrine est à la frontalière » avec un autre pays, la Gambie, a-t-il souligné.

PressAfrik