La Géorgie accueille ses 100 premiers militaires de retour d’Afghanistan

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La Géorgie a accueilli vendredi 22 mai ses 100 premiers soldats de retour d’Afghanistan. Mi-avril, le président américain Joe Biden a confirmé le retrait des troupes américaines d’Afghanistan d’ici au 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, qui avaient provoqué l’intervention des États-Unis. La Géorgie, ex-république soviétique du Caucase, a été un important pourvoyeur des forces de la coalition déployée en Afghanistan. Pour Tbilissi, il s’agissait de se rapprocher de l’Otan, alors que toute la sécurité du pays est tournée vers la préservation de son intégrité territoriale, la Russie occupant, selon la loi géorgienne, 20% de son territoire national.PUBLICITÉ

Avec notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

Sur les 860 soldats géorgiens encore présents en Afghanistan, 100 sont revenus cette semaine. Les autres seront de retour dans les semaines à venir.

Ils appartiennent à une brigade qui était en opération sous commandement allemand, à Mazar-i-Sharif.

C’est en 2004, sous la présidence de Mikheïl Saakachvili, que la Géorgie a décidé de contribuer à ce qui était alors la Force internationale d’assistance à la sécurité.

En 17 ans, la Géorgie a envoyé plus de 20 000 soldats en Afghanistan. 32 y ont perdu la vie.

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En mai 2013, elle a eu jusqu’à 1 500 hommes sur place. Deux bataillons d’infanterie y servaient avec les forces américaines dans la province d’Helmand.

La Géorgie, ex-république soviétique du Caucase, a été un important pourvoyeur des forces de la coalition déployée en Afghanistan. C’est en 2004 que Tbilissi a décidé d’y prendre part, au point de devenir le plus important contributeur des pays non-membres de l’Otan

Il s’agissait aussi de donner à ses troupes une expérience internationale.

C’est chose faite. D’autant que les Géorgiens ont participé à d’autres coalitions, comme celle des forces européennes en République centrafricaine, à laquelle participent encore 35 Géorgiens