Matam – GIC Bosséa: controverses autour des 700 milliards Fcfa (par Harouna Demba Seck)

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Le Groupement d’intérêt Communautaire (GIC du Bosséa) a procédé à une signature de convention de partenariat avec une entreprise italienne d’un montant de 700 milliards de francs cfa, le lundi 09 décembre au Terrou Bi. Une signature qui a suscité beaucoup de controverses. Harouna Demba Seck est l’une des figures de l’Apr à Matam. Originaire de Barga dans la commune de Dabia, Mr Seck est revenu sur la question de la signature qu’il a jugé « paradoxale » et sans consentement avec les populations.

En tant que jeune foutanké, jeune du Bosséa, Harouna Seck a magnifié l’initiative qui va dans le développement économique et social du terroir pour le le soulagement des populations, le responsable politique souhaite la bonne réussite de ce projet « mais la manière dont on a vu la signature de cette convention n’est pas orthodoxe, la signature devrait d’abord et avant qu’elle ne soit faite, il ( Yaya Abdoul Kane) devrait en amont informer les populations par rapport à la signature de cette convention de 700 milliards ». dit-il

La signature de la convention entre le GIC du Bosséa et l’entreprise italienne au Terrou Bi suscite beaucoup d’interrogations. D’un montant de 700 milliards, cette grosse somme c’est à peu prés le quart du budget national, dans ce sens Harouna Seck informe qu’il fallait une implication de l’Etat du Sénégal, le président de la république lui même ou le ministre chargé des collectivités territoriales; au moins que la signature passe par ces hommes d’Etat là. La deuxième impression est « comment un groupement d’intérêt communautaire et une entreprise extérieure peuvent signer un contrat de 700 milliards ? s’interroge Mr Harouna Demba Seck. L’autre question est ce que c’est une entreprise privée d’abord, est ce qu’ils font c’est une subvention ou un investissement en attendant une contrepartie.

Bref la population qui est la principale cible n’est pas informée, elle l’a appris que par la voie de la presse; une chose que le responsable déplore avant d’interpeller la seule personne habilitée à apporter des réponses, le signataire lui même Mr Yaya Abdoul Kane, le maire de la commune de Dabia: « car c’est lui qui dirige la délégation et le GIC du Bossea ». Cependant Harouna Seck n’a pas lésé de revenir sur les problèmes notés à Dodel et Fanaye, des problèmes liés aux capitaux étrangers, aux terres. Selon lui beaucoup de capitaux qui nous viennent de l’extérieur, il faut savoir leur destination et à quelle fin ils sont utiles,  » nous ne voulons pas que le cas de Fanaye et Dodel arrivent à notre Bossea local » conclut – il.

Un collectif sera bientôt mis en place composé de jeunes du Fouta qui vont se réunir, travailler ensemble, faire des investigations pour savoir d’abord l’origine des 700 milliards, leur destination et à quelle fin ils sont utiles.

SENKABARU