Monde: 292 000 enfants meurent annuellement de maladies diarrhéiques

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SENKABARU – Plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour dans le monde. Soit, environ 292 000 enfants par an, meurent de maladies diarrhéiques dues à une mauvaise hygiène, un mauvais assainissement ou une eau de boisson insalubre. Et selon un rapport de OMS/UNICEF de 2019, plus de la moitié de la population mondiale, soit 4,2 milliards de personnes, n’a pas accès à des installations sanitaires sûres.

L’assainissement pour tous reste une condition pour un Sénégal émergent. L’assainissement est défini comme l’accès et l’utilisation d’installations et de services pour l’évacuation sans risque de l’urine et des excréments humains. Un système d’assainissement durable demeure un système conçu et utilisé pour éviter tout contact entre l’homme et les excrétas humains à toutes les étapes de la chaîne d’assainissement. C’est-à-dire, depuis la collecte à partir des toilettes et le confinement jusqu’à la vidange, le transport, le traitement, et l’élimination ou l’utilisation finale.

Ainsi, l’absence de système d’assainissement constitue un problème majeur de santé publique dans les pays à faible revenu ou intermédiaire comme le Sénégal.

Malgré les efforts consentis par l’Etat du Sénégal et ses partenaires pour l’atteinte de l’ODD 6 d’ici 2030, le gap est énorme, particulièrement en milieu rural. Toutefois, indique-t-on, la survenue de la pandémie de la Covid-19 en mars 2020 et les inondations dues aux fortes pluies des mois d’Août et septembre 2020 ont révélé l’urgence et la nécessité d’assurer un assainissement durable et résilient face aux effets du changement climatique afin de garantir la santé de la population.

La célébration de la Journée mondiale des toilettes, décrétée par l’Organisation des Nations Unies depuis 2001, donne l’occasion à la plateforme des organisations de la société civile sur l’eau et l’assainissement au Sénégal (Posceas) de rappeler aux autorités nationales et locales, aux décideurs, aux partenaires financiers, aux planificateurs, aux responsables de l’élaboration de la mise en œuvre et du suivi des normes et de la réglementation la nécessité impérieuse d’agir pour un accès adéquat à l’assainissement pour tous qui constitue un droit fondamental de l’homme selon la Résolution 64/292 ONU du 29 juillet 2010.

Pour relever les défis en vue de l’atteinte de l’ODD6, la société civile Sénégalaise propose de mettre en place des financements endogènes gérés en toute transparence pour le secteur de l’eau et l’assainissement; d’augmenter de manière considérable le budget alloué au sous-secteur de l’eau et de l’assainissement; de responsabiliser les collectivités territoriales dans la planification, le financement, la mise en œuvre, le suivi et la gestion des projets et services d’assainissement et de renforcer la participation de la société civile dans l’élaboration et le suivi des politiques publiques en matière d’eau et d’assainissement.

D’après elles, il y a urgence de faire des investissements efficients dans le secteur de l’assainissement qui prennent en compte le changement climatique. Puisque, lorsqu’il y a inondation les infrastructures d’assainissement et d’eau se dégradent rapidement et cela favorise la contamination des nappes et expose les populations au péril fécal avec toute sorte de maladie.

Leral.net