Privés: Les 10 000 étudiants expulsés, interpellent le Président Macky Sall

0

SENKABARU – Les étudiants orientés par l’Etat dans les établissements privés sont très remontés contre les autorités du ministère de l’Enseignement Supérieur, Cheikh Oumar Hanne. Exclus en effet sur décision du Cadre Unitaire des Organisations Privées d’Enseignement Supérieur du Sénégal (Cudopes) à cause d’une dette de 16 milliards Fcfa que lui doit l’Etat du Sénégal, ces 10 000 étudiants exigent leur réintégration dans les meilleurs délais. Ils interpellent ainsi le président de la République. 

Les étudiants orientés par l’État dans les écoles privées traversent encore une fois une période de grosse incertitude. En effet, ils ont été exclus par leurs établissements respectifs qui réclament à l’Etat la dette de 16 milliards Fcfa qu’il leur doit.

«C’est la énième fois que les étudiants orientés dans le privé sont renvoyés de leurs établissements parce que Cheikh Oumar Hanne a refusé de payer ce qu’il doit aux universités privées. Les écoles privées indiquent que tant que la totalité de la somme ne sera pas versée, nous ne retournerons pas dans les classes», renseigne le Coordonnateur national des étudiants orientés dans le privé, Babacar Sall qui faisait face à la presse.

Poursuivant, il accuse le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hanne, d’avoir manqué à ses engagements.
«Pour cette fois, nous n’accepterons pas d’être les sacrifices de l’incompétence de Cheikh Oumar Hanne et du gouvernement de Macky Sall. Nous n’accepterons pas que l’argent de nos études soit détourné à des fins politiques. S’ils veulent être des maires, ils n’ont qu’à faire campagne avec leurs propres moyens. Nous sommes déterminés. Nous demandons à Macky Sall de se préoccuper des problèmes des étudiants», affirme le représentant des étudiants.

«D’autant que nous avons usé de toutes de toutes les voies de recours pour trouver des solutions. Nous avons rencontré toutes les autorités, mais personne n’a réagi. Malheureusement, elles vont attendre que la situation dégénère pour les entendre.
Nous estimons que le temps de la médiation est épuisé. Il ne nous reste donc qu’une seule alternative, c’est de descendre dans la rue pour que les autorités prennent au sérieux notre revendication. Notre avenir étant en jeu, nous sommes prêts à être les prochains martyrs», tranche le porte-parole des étudiants.

Pour Babacar Fall, la prochaine étape du plan d’action dépendra des décisions qui seront issues de leur prochaine Assemblée Générale. Par conséquent, lui et ses camarades appellent les autorités compétentes ainsi que les chefs religieux à trouver des solutions idoines à cette situation qui, selon eux, devient de plus en inquiétante. «Nous demandons au président de la République de nous recevoir pour qu’ensemble, on puisse trouver des solutions», clame Babacar Sall.
L’As