REGION DE KAFFRINE : 60 % de la population consomment du sel iodé

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La région de Kaffrine enregistre un taux de consommation de sel iodé de 60 %, dépassant ainsi largement la moyenne nationale qui est de 35 %.

Le travail en synergie de la Cellule de lutte contre la malnutrition (Clm), du Service régional du commerce et du programme Micro nutriment initiative (Mi) donnent ses fruits à Kaffrine. La région vient d’enregistrer un taux historique de 60 % de consommation de sel iodé. «Nous avons mené ensemble un excellent travail de sensibilisation auprès des populations. Et aujourd’hui, la prise de conscience est réelle. Tout le monde recherche le sel iodé. Bien évidemment, cela a permis de booster les indicateurs», s’est réjoui, hier, Chérif Younousse Diédhiou, chef du Service régional du commerce de Kaffrine. Il dit avoir fait plusieurs descentes sur le terrain pour vérifier la qualité du sel revendu aux consommateurs. «Nos équipes ont fait toute l’étendue du territoire régional munies du matériel de contrôle. On a procédé partout à des tests rapides pour vérifier la teneur en iode du sel qui est écoulé dans les marchés», explique M. Diédhiou, relevant que le travail qui reste encore à faire est énorme. «Le fait que 60 % des habitants de la région consomment du sel iodé est un progrès énorme comparé à la moyenne nationale qui est de 35 %, mais il faut que le travail de sensibilisation continue. Nous devons tout faire pour que les 40 % restants puissent comprendre qu’il est de leur intérêt de consommer du sel iodé», soutient le commissaire aux enquêtes économiques. Chérif Younousse Diédhiou annonce une série d’activités qui le mènera très prochainement sur le site de production du sel de la région à Keur Mbouki dans le département de Mbirkelane.
«Les résultats encourageants obtenus doivent nous obliger à redoubler d’efforts. Nous devons faire en sorte que les départements de Kaffrine, Malem Hodar et Mbirkelane suivent le même rythme que Kounhgeul qui est le plus grand consommateur de sel iodé de la région», insiste-t-il, rappelant que la carence en iode peut entrainer des déficits intellectuels, des malformations, des mort-nés et d’autres maladies. «Nous sommes véritablement devant un problème de santé publique», dit le patron du Service du commerce de Kaffrine.

Abdoulaye DIALLO

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